Jade – nom commun et gemmologique de Néphrite (jade néphrite ) et Jadéite (jade Jadéite).

Pour le non-spécialiste, l’évaluation de la valeur d’un minéral est extrêmement difficile, mais même pour les spécialistes – dans certains cas, seul un test en laboratoire peut déterminer l’espèce minérale. En outre, il n’existe pas de classification internationale, comme dans le cas des diamants et autres pierres précieuses. Certains spécialistes croient que, comme tout être humain, chaque pièce d’un jade est unique.

Le caractère chinois 玉 (yù) est utilisé pour désigner les différents types de pierre connus sous le nom de “jade” (par exemple 玉器, jade ornement), tels que jadéite (硬玉, “hard jade”, autre nom pour 翡翠) et néphrite (軟玉, “soft jade’). Mais en raison de la valeur ajoutée culturelle apportée au jade tout au long de l’histoire de la Chine, le mot a également fini par désigner plus généralement les pierres précieuses ou ornementales.

Le jade la plus dure et la plus transparente – jadéite – est la plus chère.

En tant que nom de jade, vous pouvez également rencontrer:

Maw sit sit

Maw sit sit est le nom commercial donné à une pierre ornementale birmane noire et verte constituée de trois à six différents minéraux, dont le jade est l’un des principaux. Le nom exact est plutôt Jade albite ou Chloromélanite, en fonction de la teneur de l’un ou l’autre de ses constituants.

Kosmochlor Jade

Décrit en 1897 par le minéralogiste allemand Hugo Laspeyres qui l’observe dans une météorite ferreuse près de Toluca, au Mexique. Il le nomme kosmochlor, d’après l’allemand kosmischle (cosmique) pour son origine météoritique et le grec Khlôros (vert) pour sa couleur.

Jade blanc

Le jade blanc, prisé pour sa rareté, était réservé aux empereurs. Son utilisation et son commerce étaient extrêmement réglementés. Il fallait respecter une véritable hiérarchie des jades et selon leur rang dans la cour impériale, les Chinois étaient autorisés à porter telle ou telle nuance de pierre, le blanc étant réservé à l’empereur.

Le Jade blanc, diamant des empereurs de Chine

Dianite – Le Jade bleu de Sibérie

Dianite est une roche riche en amphibole qui est souvent appelée ‘Jadeite Bleue’ ou ‘Jade Bleue Sibérienne’ à cause de la similarité de sa structure avec celle de la Néphrite. Il a été découvert en 1997 dans la même partie de la Russie que Charoite et a été nommé d’après la regrettée Diane, Princesse de Galles. Malheureusement il y a très peu de Dianite trouvée et elle est difficile à obtenir.

Jade bleu est parfois appelé «Pierre philosophique» parce que son énergie favorise le regard sur le monde d’une perspective plus élevée, sans entrer dans la matière insignifiante et rien de significatif. Jade Blue est une pierre de vision et de rêve conscient, de connaissance spirituelle et de compréhension. Il calme le corps émotionnel et inhibe l’énergie excessive du feu élémentaire, qui provoque souvent la colère habituelle, exagérer la pensée sur le sexe et l’hyperactivité.

jade blanc est une pierre protectrice sur le plan physique et spirituel. Il est souvent pris comme une amulette lors de vos déplacements. Il est également utilisé pour nettoyer la peur, les schémas négatifs et les émotions destructrices telles que la colère, la jalousie, la haine

Le jade bleu de Big Sur

Le jade de Big Sur, qu’il soit botryoïdal ou pas, se rencontre dans des couleurs très variées : blanc, jaune, orange, rouge, vert pâle à sombre, noir, etc.
Le jade bleu de Big Sur, appelé aussi jade “bleu Pacifique” est une variété rare de jade dont la couleur varie de bleu-vert à bleu sombre.

Le jade volcanique

Ce type de jade provient de l’érosion de l’ancien lit de la mer qui se situe à 60 mètres au-dessous du niveau de la mer. Cette couche est chargée de serpentine et de jade qui sont restés dans un sol riche en fer pendant des millénaires. Le jade néphrite est très poreux et le sol riche en fer a imprégné le jade de couleurs oranges, rouges, jaunes et brunes.

Pounamu

Le jade de Nouvelle-Zélande est appelé “pounamu “. Ce mot est maori. Lors de la première visite du Capitaine James Cook en Nouvelle-Zélande, en 1769, ce dernier remarqua que les maoris portaient lors de leurs rassemblements des amulettes en pierre verte. Les chefs portaient également des parures du même matériau. Le nom de « greenstone » (pierre verte) était né et depuis, est resté au niveau national ; il cohabite avec celui de “jade”. Il a cependant rapidement été supplanté par le mot plus poétique pounamou (« po-naa-moo »), un mot qui, selon un universitaire spécialiste de l’époque début maori, n’identifiait pas la couleur à l’origine. Les dialectes des maoris ne possédaient pas de mots pour le noir, le rouge et le blanc. De ce fait, pounamu était synonyme de pierre elle-même, sans indiquer la couleur. Pourtant ce mot est devenu le mot maori pour la couleur verte. Seule la néphrite de Nouvelle-Zélande et la bowénite de même origine portent le nom de pounamu (il est important de noter que pounamu ne signifie donc pas seulement jade mais aussi bowénite, ce qui peut induire en erreur).

Le jade utilisé comme monnaie maori

Les maoris ont amené des objets façonnés en pierre des Iles Pacifiques il y a quelques milliers d’années. Ils amenaient avec eux en héritage les dons de leurs ancêtres qui avaient émigré d’Asie il y a des millénaires.

Quelques objets en jade ont pu être datés aussi loin que 1400 ans avant Jésus-Christ et ceci, en concordance avec une légende maori, correspond probablement à la date de la découverte du jade local. Cette légende raconte qu’en l’espace de cent ans les découvreurs du jade avaient été conquis par une tribu encore plus agressive, un évènement qui coïncide avec la période où le pounamou a été largement reconnu à travers le pays.

Ces découvertes initiales eurent lieu au début dans le sud des deux principales îles de la Nouvelle-Zélande. Les maoris avaient commencé à appeler la plus grande île, celle du sud «Te Wai Pounamu» (l’eau de la pierre verte) et l’île du nord « Aoteorea (pays du long nuage blanc), ce dernier devenant par la suite le nom indigène du pays tout entier.

Selon la tradition orale maori, l’arrivée du pounamu lui-même est le sujet de plusieurs histoires intéressantes et parfois conflictuelles, dont certaines sont étayées par des faits géologiques.

La légende de Ngahue and Hine-Tua-Hoanga

Ngahue and Hine-Tua-Hoanga vivaient dans le territoire maori de Hawalii (supposé être quelque part près de Rarotonga) et possédaient tous les deux jouets en pierre en forme de poisson. Le poisson en pierre verte de Ngahue s’appelait Poutini et le poisson en obsidienne (verre volcanique) et en silex de Hine-Tua-Hoanga s’appelait Waiapu. Hine-Tua-Hoanga voulait l’océan comme terrain de jeu pour Waiapu et fit une telle dispute aque Poutini s’en alla avec Ngahue in hot pursuit. Poursuivi peu après (par regret ou culpabilité, nul ne le sait) par Hine-Tua-Hoanga qui lançait son poisson en obsidienne et en silex sur plusieurs endroits qu’elle touchait. L’in des ces endroits était Tuhua ou Mayor Island dans New Zealand’s Bay of Islands. Malheureusement le fugitif Ngahue avait atterri là aussi et, sentant sa présence, dut continuer sa recherche d’un pays où lui et Poutini durent continuer leur recherche d’un pays où ils pourraient vivre en paix. Poutini choisit pour lui un endroit appelé Arahura sur la côteouest d’un nouveau pays Aotearoa (Nouvelle-Zélande). Aujourd’hui le poisson vert de Ngahue vit à Arahura et les autres rivières de la côte ouest en tant que Pounamu. Et Tuhua est la première source d’obsidienne brute en Nouvelle-Zélande.

Le pounamu : le plus beau des cadeaux

Aujourd’hui en NZ un cadeau de jade « pounamou » est un signe d’amour, de gratitude ou de respect. Cependant, traditionnellement, les maoris n’achètent ou n’échangent jamais du jade pour eux-mêmes, préférant attendre qu’une pièce leur soit offerte ou qu’on leur propose d’en choisir une. Cette coutume était si forte qu’un chef cherchant la paix envoyait d’abord une de des possessions de valeur, son pounamu personnel signe de son rang, à son ennemi en signe de respect. Ce cadeau était censé transférer à son possesseur une partie du pouvoir, du prestique ou « mana » de celui qui offrait et de son peuple. Ceci donna aussi lieu à une légende disant que le pounamu choisit souvent son possesseur. Il n’est pas rare, encore aujourd’hui, qu’un acheteur de pounamu s’exclame, après avoir réalisé qu’il avait dépassé son budget « il m’a fait faire ça ! ». C’est cela le pouvoir du jade…

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